Tu te souviens du Master System, du Super Nintendo ou du Megadrive ? Mais vous souvenez-vous de l’Atari 2600 ou du SG-1000 ? Les fans de rétro-gaming perpétuent la pratique sur ces vieilles consoles de jeu, pour leur plus grand plaisir !
La course à la puissance ne date pas d’hier. Dès les débuts, chaque nouvelle génération de consoles promettait une révolution, un saut de géant dans la manière de jouer. Pourtant, entre la PlayStation, la Xbox et leurs rivales, il y a toute une histoire, jalonnée de modèles parfois tombés dans l’oubli. Le tout premier salon de jeu électronique grand public, c’était en 1972 : la fameuse Odyssey Magnavox. Un nom presque spatial pour un appareil pourtant très terre-à-terre. Depuis, l’industrie du jeu vidéo a fait naître des consoles cultes, des réussites éclatantes et quelques ovnis dont seuls les passionnés gardent la trace. Saurez-vous les reconnaître ?
1/ Magnavox Odyssey, 1972 : pionnière de la console de salon
Impossible de parler de consoles sans évoquer l’Odyssey. Blanche, anguleuse, signée Magnavox, elle pose la première pierre. Rien de tactile, pas de couleurs, juste des cartes à insérer et des boutons rotatifs pour déplacer des points lumineux sur l’écran. Les joueurs superposaient des filtres plastiques sur leur télévision pour simuler des décors. C’était rudimentaire, mais la porte était ouverte.
Crédits photo : Wikipédia 2/ Fairchild Channel F, 1976 : l’entrée du microprocesseur
Avec la Fairchild Channel F, les choses s’accélèrent. Commercialisée à 170 dollars, elle est la première à embarquer un vrai microprocesseur, épaulé par un système de cartouches interchangeables. Le jeu vidéo s’émancipe, devient modulaire, amorçant la collectionnite qui suivra. Elle pose aussi les bases d’une architecture reprise par toute l’industrie.
Crédits photo : Wikipédia 3/ Atari 2600, 1977 : la démocratisation
En octobre 1977, l’Atari 2600 débarque sur le marché américain avec son joystick et le jeu « Combat ». Vendue autour de 199 dollars, elle s’impose rapidement comme le choix incontournable, battant des records de longévité, notamment en Europe. L’Atari 2600, c’est le passage à l’échelle, l’irruption du jeu vidéo dans les foyers et la naissance d’un marché populaire.
Crédits photo : Wikipédia 4/ Intellivision, 1980 : la riposte de Mattel
Dans la foulée, Mattel lance l’Intellivision pour 299 dollars. Son nom, contraction d’« Intelligent » et « Television », affiche l’ambition d’un produit à la pointe. Elle vient défier l’Atari 2600, avec en prime un jeu de blackjack pour tester les réflexes stratégiques de ses premiers utilisateurs.
Crédits photo : Wikipedia/Evan Amos 5/ Sega SG-1000, 1981 : l’entrée de SEGA
1981, le Japon voit naître la SG-1000, première incursion de SEGA dans les consoles de salon. Compacte, robuste, elle pose les jalons de la dynastie Sega, bien avant la guerre des mascottes et des licences cultes.
Crédits photo : Wikipedia/Omar Cornut
6/ Colecovision, 1982 : l’arcade à la maison
Avec la Colecovision, l’ambition est claire : rapprocher les sensations de l’arcade du salon familial. Vendue 399 dollars, elle se distingue par ses manettes et ses graphismes, à l’époque en avance sur la concurrence. Au fil de sa commercialisation, près de 400 jeux voient le jour sur ce support, tous au format cartouche.
Crédits photo : Wikipedia/Evan Amos 7/ Atari 5200, 1982 : surenchère technologique
L’Atari 5200, elle, vise à surpasser Intellivision et Colecovision. Quatre ports de commande, un tiroir de rangement intégré : le pari de l’innovation est affiché. Pourtant, la console ne percera jamais en France et sera vite ralentie par des problèmes techniques et une ludothèque restreinte.
Crédits photo : Wikipedia/Evan Amos 8/ SNK Neo-Geo, 1991 : le luxe assumé
La Neo-Geo n’a jamais caché ses ambitions : offrir dans le salon la même expérience que l’arcade. Cette console, aussi appelée NeoGeo Advanced Entertainment System, reprend l’architecture de la célèbre borne MVS. Les jeux de combat 2D, devenus mythiques, font la réputation de la machine. Mais son prix élevé la réserve à une poignée de joueurs passionnés.
Crédits photo : Wikipédia 9/ Panasonic 3DO, 1993 : la promesse du multimédia
La 3DO de Panasonic arrive avec un look en avance sur son temps et l’ambition d’imposer un nouveau standard : la 3D accessible à tous. Résolution jusqu’à 320×240, palette de 16 millions de couleurs, quelques effets 3D timides, un port manette extensible jusqu’à huit joueurs en cascade. Le tout affiché à 700 dollars, un tarif qui la cantonnera à une niche d’aficionados.
Crédits photo : Wikipedia/Evan Amos 10/ Jaguar, 1993 : le chant du cygne d’Atari
La Jaguar, dernière console à cartouche signée Atari, voulait faire rêver avec sa technologie de pointe et son nom évocateur. Pourtant, la magie n’a pas opéré : catalogue de jeux trop réduit, accueil mitigé. L’aventure s’arrête vite, mais la Jaguar reste un symbole des paris risqués de l’industrie.
Crédits photo : Wikipedia/Evan Amos Source : Wikipédia
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Dans cette parade de machines, chaque console raconte une époque, un pari technologique, parfois un échec cuisant ou un succès inattendu. Certaines dorment aujourd’hui dans des greniers, d’autres enflamment encore les débats de collectionneurs. Les générations se succèdent, mais la quête d’innovation, elle, ne s’est jamais arrêtée.











