Un adulte sur cinq avale chaque semaine une gélule ou une poudre censée booster sa santé. Derrière cette statistique, une réalité : les compléments alimentaires ont envahi les placards et les routines, bien au-delà des seuls adeptes de la salle de sport ou des adeptes du bio. Mais que nous offrent-ils, concrètement, ces concentrés de vitamines et de minéraux ?
Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?
Il s’agit avant tout d’une catégorie d’aliments pensée pour compléter ce que l’on trouve dans l’assiette. Les compléments alimentaires apportent des nutriments, des vitamines, des minéraux ou encore des extraits de plantes, dans des doses bien cadrées, pour venir renforcer ou pallier les apports du quotidien.
La présentation compte : gélules, comprimés, ampoules, sachets de poudre ou flacons munis de compte-gouttes. L’objectif est d’offrir une prise simple, en quantité précisément mesurée.
Leur rôle ? Soutenir le fonctionnement de l’organisme. Mais il ne s’agit pas d’une baguette magique : ils s’inscrivent toujours dans la continuité d’une alimentation variée et équilibrée, pas en remplacement.
Le comportement des Français face aux compléments alimentaires
Une vaste enquête Nutrinet-Santé, relayée par le British Journal of Nutrition, a analysé les habitudes hexagonales. Ce qu’elle révèle ? Les consommateurs réguliers de compléments alimentaires sont souvent déjà tournés vers la prévention santé.
Près de 15% des hommes et 28% des femmes en consomment au moins trois fois par semaine, avec une préférence marquée pour les produits à base de magnésium, de vitamines B6 et C.
Le profil le plus représenté : femmes, personnes âgées, divorcées, sans enfants, diplômées et occupant des postes à responsabilité. Dans plus d’un cas sur deux, le choix du complément alimentaire se fait sur recommandation médicale, mais près de la moitié des utilisateurs suivent leur propre initiative.
En général, les consommateurs avertis sont ceux qui connaissent le Programme national nutrition santé (PNNS), achètent du bio et veillent déjà à leur alimentation.
À quoi servent les compléments alimentaires ?
En théorie, des repas variés devraient suffire à couvrir tous les besoins du corps. Mais si l’on s’en tient aux recommandations, comme avaler 500 g de fruits et légumes par jour pour garantir son quota de vitamine C,, la réalité est rarement aussi idéale. Cette vitamine disparaît vite sous l’effet de la chaleur ou de l’oxygène, rendant l’objectif difficile à atteindre au quotidien.
Côté magnésium, le constat n’est guère plus encourageant : deux adultes sur trois restent en dessous des apports recommandés.
C’est là que les compléments alimentaires trouvent leur place : ils offrent un soutien pour combler certains manques ou maintenir des niveaux adéquats de nutriments, comme le précise l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
À qui s’adressent les compléments alimentaires ?
Certains moments de la vie, comme la croissance, la grossesse, la ménopause ou le vieillissement, justifient un recours ponctuel aux compléments alimentaires.
Ils s’adressent aussi aux personnes suivant des régimes particuliers, aux végétariens, à celles dont l’alimentation est déséquilibrée, ou encore à ceux qui mènent une vie intense : sportifs réguliers, étudiants en période d’examens, voyageurs fréquents.
Enfin, ils peuvent apporter un coup de pouce pour traverser des phases de fatigue, de stress, ou soulager des désagréments passagers tels que troubles digestifs ou douleurs articulaires.
L’efficacité des compléments alimentaires est-elle démontrée ?
En trente ans, on ne compte plus les publications scientifiques sur le sujet. Les grandes revues médicales comme l’American Journal of Clinical Nutrition ou The European Journal of Clinical Nutrition regorgent de travaux sur l’intérêt des acides gras, des vitamines, des minéraux, des acides aminés ou de certaines plantes, à l’image de la canneberge.
Les plantes médicinales, elles, s’appuient sur une longue tradition d’usages. Depuis des siècles, l’humanité observe, teste et transmet ses connaissances sur leurs vertus. Aujourd’hui, la réglementation vise à protéger le consommateur, tout en s’appuyant sur des études modernes pour vérifier l’efficacité et la sécurité des ingrédients.
Le flot d’informations, souvent contradictoire, appelle à la prudence. Prenons le cas du bêta-carotène : une étude a fait grand bruit en affirmant qu’un apport supérieur à 25 mg par jour chez les fumeurs augmenterait le risque de cancer du poumon. Pourtant, l’Agence européenne de sécurité des aliments a précisé en 2012 qu’aux doses autorisées (4,8 mg par jour en France), il n’existe aucun danger, même pour les gros fumeurs. L’écart avec les seuils incriminés montre que la réglementation protège bien le consommateur.
Pour profiter pleinement des effets d’un complément alimentaire, mieux vaut respecter scrupuleusement les doses et la durée d’utilisation indiquées sur l’emballage.
Qu’en est-il de la sécurité et de la qualité ?
Les compléments alimentaires ne sont pas laissés à l’appréciation du premier venu. Leur fabrication et leur commercialisation sont strictement encadrées par des textes européens et français (règlement 1924/2006, directive 2002/46, décret 2006-352).
Naturellement, des dérives existent : publicités aguicheuses, produits de provenance douteuse ou fabricants peu scrupuleux. La vigilance reste de mise, et il est préférable de se tourner vers des marques reconnues qui respectent la réglementation.
La DGCCRF assure des contrôles ciblés avant et après la mise sur le marché, que ce soit dans les ateliers de fabrication, les entrepôts ou les points de vente. Cette surveillance limite considérablement les risques pour le consommateur.
Comment choisir ses compléments alimentaires ?
Voici quelques repères pour faire un choix éclairé :
- Passez en revue l’emballage : la mention « complément alimentaire » doit y figurer, tout comme la liste des nutriments, le pourcentage d’apport journalier pour chaque vitamine ou minéral et la dose recommandée. Vérifiez également la mention selon laquelle il ne remplace pas une alimentation variée et doit rester hors de portée des enfants.
- En cas de traitement médical en cours, consultez un professionnel de santé avant toute prise. Certains compléments peuvent interagir avec vos médicaments, comme l’extrait de pépins de pamplemousse.
- Évitez de cumuler des produits contenant le même minéral, notamment le sélénium, afin de ne pas dépasser les seuils de sécurité.
- Prêtez attention aux labels bio (Ecocert, AB, label bio européen, équitable bio) : ils sont attribués par des organismes indépendants, gage de contrôles réguliers. Les produits labellisés garantissent la naturalité de leurs ingrédients.
- Privilégiez les compléments fabriqués ou contrôlés en France, où la réglementation est parmi les plus strictes.
- Assurez-vous que l’entreprise dispose d’un service client local, joignable facilement, notamment par téléphone.
- Pour acheter, optez pour des sites web reconnus ou rendez-vous en pharmacie, parapharmacie ou magasin spécialisé. Les avis clients sont souvent un bon indicateur de sérieux.
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Sources :
Directive 2002/46/CE, texte fondateur sur la réglementation des compléments alimentaires, transposé en France via le décret 2006/352.
Celtipharm, Nutrinet-Santé, 27 février 2013

