Les voitures qui traversent les années sans broncher

3 mars 2026

Même si le choix de la couleur du véhicule est principalement basé sur des critères purement esthétiques, certains esprits rationnels pourraient être tentés par des considérations plus exigeantes. Noir, blanc, rouge ou taupe : aujourd’hui, nous regardons les avantages et les inconvénients de chaque couleur de voiture à travers des croyances populaires, mais surtout des études et des statistiques.

Les voitures jaunes attirent l’œil, les noires se transforment en fournaise sous le soleil, tandis que les rouges, dit-on, seraient plus souvent repérées par la police. Quand on réserve une voiture de location, qui se soucie vraiment de la teinte ? Même chez Sixt, on ne choisit pas toujours la couleur qui nous plaît. Henry Ford, lui, tranchait sans détour : « Le client peut choisir la couleur de sa voiture, tant qu’elle est noire. »

La couleur d’une voiture, simple coquetterie ?

La distraction au volant reste la cause principale des accidents, que ce soit avec sa propre voiture ou une voiture de location. La couleur de la carrosserie, à ce sujet, intrigue depuis longtemps. Les études abondent, mais leur verdict reste nuancé : elle pourrait jouer, à la marge, sur la probabilité d’être impliqué dans un accident. Le mythe du conducteur de voiture rouge, arrêté plus souvent, n’a jamais vraiment trouvé de preuve solide. Peut-être simplement parce que les voitures rouges sont plus nombreuses que les vertes dans certaines régions ? Pourtant, la couleur ne laisse pas complètement indifférent. Prenez l’exemple des avions d’entraînement britanniques, peints en noir après que des chercheurs ont constaté qu’ils se distinguaient mieux dans le ciel, réduisant ainsi les risques de collision.

Le blanc, roi du bitume

Impossible de passer à côté : ces dernières années, le blanc domine les ventes de voitures neuves. Juste derrière, on retrouve le noir, l’argent et le gris, selon deux études américaines. Un constat intéressant : le choix de la couleur semble plus anodin pour les hommes que pour les femmes. En dehors de l’aspect visuel, chacun cherche parfois à tirer profit de certains atouts pratiques. Le blanc, par exemple, reflète la lumière du soleil et garantit une meilleure visibilité la nuit. Pour le brouillard ou la neige, le jaune s’avère encore plus efficace. Les recherches sérieuses sur le lien entre couleur et accident restent rares. Cependant, une étude australienne de 2007 révèle que les véhicules blancs seraient impliqués dans 10% d’accidents en moins le jour, par rapport aux teintes foncées. Mais l’expérience suédoise nuance : rouler avec les feux allumés en journée jouerait un rôle encore plus déterminant pour la sécurité. Pas étonnant que certains pays rendent cette pratique obligatoire, de la Suède à l’Italie en passant par la Bulgarie.

Noir : élégance… ou sauna sur roues ?

Pas besoin d’être météorologue pour le deviner : les couleurs sombres absorbent la chaleur, les claires la renvoient. Résultat, une voiture noire exposée au soleil chauffe plus qu’une blanche. Mais l’importance de la surface vitrée dans la montée en température de l’habitacle n’est pas à négliger. Faute d’études scientifiques poussées, quelques tests menés par des journalistes et des ingénieurs donnent un ordre de grandeur. Caradisiac, par exemple, a noté près de 5°C d’écart entre une voiture gris clair et une bleu foncé après 230 heures de soleil (45°C contre 49°C). Aux États-Unis, une Honda noire a affiché 10°C de plus qu’une grise après une heure en plein soleil. Pour traverser l’été, mieux vaut donc miser sur une teinte claire, quitte à délaisser l’élégance du noir.

Le mythe de la couleur anti-vol

La tentation de chercher une couleur qui découragerait les voleurs existe, mais aucun ton ne protège réellement. Pourtant, choisir une teinte peu courante pourrait rendre votre véhicule moins attractif pour les réseaux de revente. D’après Emonds, qui s’est penché sur une étude de l’économiste Batavia Vollaard portant sur les vols de voitures aux Pays-Bas (2004-2008), les modèles gris argent et bleus, très populaires là-bas, apparaissent dans les statistiques de vol 40% plus souvent que les teintes atypiques. La facilité de revente semble le vrai moteur de ce phénomène : une voiture blanche ou grise se revend plus aisément qu’une marron. De là à opter pour une couleur qui rebute, il y a un pas que la plupart n’osent franchir. Après tout, personne n’a envie de conduire une voiture qui lui déplaît, sous prétexte de réduire les risques de vol.

ATTENTION ! Sixt ne garantit pas une marque ou un modèle particulier de véhicule. Nous nous engageons à vous fournir un véhicule de la même catégorie.

Choisir la couleur de sa voiture, c’est souvent affaire de goût, parfois de superstition, rarement de calcul. Mais au bout du compte, peu importe la teinte, la route finit toujours par révéler le vrai visage de votre compagnon à quatre roues.

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