Aidant familial : ce qu’il est utile de connaître

Avec le vieillissement de la population en France, il y a une tâche qui a fini par s’imposer naturellement, celle d’aider ses proches âgés. Actuellement, il y aurait ainsi plus de 11 millions d’aidants dans l’hexagone et beaucoup de personnes ne sont pas au courant que ce statut est désormais reconnu et peut vous faire bénéficier de différentes aides. Dans cet article, nous allons faire le point sur l’aidant familial en démêlant le vrai du faux.

Les conditions pour devenir aidant familial

On va commencer par briser une première idée reçue : bien que le terme “aidant familial” fasse référence directement à la famille, cela ne signifie pas que vous pouvez devenir un aidant pour n’importe quel membre de votre famille. En effet, si par exemple votre conjoint ou votre partenaire de Pacs tombe très malade ou se blesse, vous ne pourrez pas obtenir le statut d’aidant familial. Rappelons que les membres d’un couple se doivent assistance mutuelle.

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Par contre, si vous souhaitez aider vos parents, vos frères et sœurs ou encore votre enfant handicapé, vous pourrez effectivement avoir droit au statut d’aidant. Il faudra pour cela remplir quelques tâches administratives et cela passe notamment par la rédaction d’un contrat de travail en bonne et due forme. La personne dépendante sera alors inscrite en tant qu’employeur auprès de l’URSSAF. Depuis peu, cette démarche s’effectue entièrement en ligne, vous ne devrez donc pas rencontrer de problème particulier si vous êtes dans les clous.

Les droits dont vous pouvez bénéficier en tant qu’aidant familial

Depuis l’entrée en vigueur de la loi de l’Adaptation de la Société au Vieillissement (ASV) en 2016, vous pouvez prétendre à pas moins de 4 droits différents en tant qu’aidant familial. En voici la liste.

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Le droit à la formation

Aider quelqu’un au quotidien quand on n’a soi-même jamais travaillé dans le milieu médical peut s’avérer très compliqué au départ. Afin d’avoir les bons gestes, et notamment ceux qui sauvent, tous les aidants peuvent bénéficier d’une formation dispensée par des professionnels de la santé. C’est gratuit et en dehors des gestes de premiers secours, vous apprendrez aussi les bases sur l’accompagnement psychologique et la psychomotricité.

Le droit au répit

Bien que ce soit très motivant au début d’aider un proche dans le besoin, on constate qu’au bout de quelques mois, les premiers signes de fatigue arrivent. Si vous ressentez le besoin de souffler un peu, vous pourrez ainsi opter pour l’accueil de la personne dépendante dans un lieu d’hébergement temporaire géré par des professionnels ou bien un accompagnement à domicile (aide au repas, aide au ménage…).

Le droit à la rémunération

Cette aide est la plus difficile à obtenir puisqu’il est nécessaire que la personne dépendante bénéficie d’une aide totale. Si vous endossez ce rôle, vous ne pourrez alors pas effectuer d’activité professionnelle à temps plein à côté, d’où le fait d’être rémunéré à l’heure (14,04€ brut au minimum).

Le droit à la retraite

Enfin, sachez que si vous possédez le statut d’aidant familial et que vous êtes rémunéré pour cela, vous pourrez normalement être affilié gratuitement à l’assurance vieillesse du régime général. Cela vous permettra alors de valider des trimestres sans avoir même à cotiser !

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