Comment distinguer facilement « qui ont » et « qu’ont » dans une phrase

2 mars 2026

Tu n’as jamais été une flèche dans l’orthographe, mais pas une grêle. Disons que vous êtes au milieu : vous gérez, et parfois vous improvisez un peu avec ces foutus accords du participle passé, ou contournez le problème en tournant la phrase différemment. Mais en général, on ne fait jamais d’erreurs d’orthographe comme « Je ne sais pas qui c’est. » Sauf que ce que vous ne savez pas, c’est que même quand vous prévoyez d’en sortir, vous faites des erreurs. La preuve de dix défauts très laids, que vous commettez gentiment tous les jours, et ke cé kon corrigera ensemble.

Tu n’écris jamais « quoi que ce soit ». Non, jamais.

On croise parfois « ce que i (s) t » ou « quoi (s) que i (in) t », selon le mot qui suit. Mais écrire « quoi que ce soit » reste une erreur, même dans le jargon administratif le plus hermétique. L’expression ne s’invente pas, elle ne s’improvise pas. À surveiller chaque fois qu’une formule alambiquée menace votre courrier.

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Tu ne devrais jamais écrire « autant pour moi », c’est mal.

L’expression correcte, c’est « à temps pour moi ». Tu doutes encore ? File vérifier. On ne vous juge pas, la confusion est courante. Mais la version fautive s’accroche, alors que tous les dictionnaires s’accordent : « autant pour moi » ne tient pas la route. Oui, on entend l’argument « on peut dire les deux maintenant ». La langue bouge, mais pas ce jour-là. (Et non, ça ne fait pas de vous un réactionnaire de corriger les autres.)

Petit point rapide : « Parfois » s’écrit toujours en un seul mot, sauf cas rarissime. On ne l’a presque jamais vu écrit autrement, mais le doute plane.

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L’expression « reines se sont succédées » est correcte.

Le participe passé du verbe « succéder » ne s’accorde pas avec le pluriel féminin dans cette tournure. Surprenant mais validé : ici, « se » ne fonctionne pas comme un vrai complément d’objet direct. Oui, la règle sur l’accord du participe passé avec l’auxiliaire « être » a ses exceptions, et celle-ci en est une. Pas besoin de s’arracher les cheveux sur ce point, la langue française aime bousculer ses propres principes.

« Entre » et « malgré » jamais prendre « s ».

Voilà une règle sans détour. On ne mettra jamais de « s » à « entre » ou « malgré ». Retenez-la une fois pour toutes, ça vous évitera des fautes visibles à vingt mètres. À l’inverse, « toujours » s’écrit avec un « s » final, tout comme « jamais ». On confond parfois, mais la différence est nette si on y prête attention.

« Cent » et « vingt » prennent un « s » seulement s’ils se multiplient et ne suivent pas un autre adjectif numérique.

On entend encore « cent euros Z » ou « vingt euros Z » : la prononciation orale trahit, mais à l’écrit ça pique. Pour éviter le piège, retenez que « cent » et « vingt » ne prennent un « s » qu’en étant multipliés (deux cents, quatre-vingts), et jamais s’ils sont suivis d’un nombre. On a tous un souvenir de dictée où ce détail a fait la différence.

Le verbe « appeler » est très ennuyeux. Vrai.

Deux « l » parfois, un seul à d’autres moments, il y a de quoi s’emmêler. Pourquoi « j’ai appelé » mais « nous appelons » ? Résumons : au présent, « nous » et « vous » ne prennent qu’un « l », partout ailleurs, c’est deux. Et pour les « p », il faut toujours en mettre deux. Ça finit par rentrer, promis.

Ne faites pas la terrible erreur d’omettre que « compromis » et « omettre » n’ont pas le même nombre de « m » !

On voit encore des « compromis » à deux « m », ou des « omettre » qui s’en contentent d’un. La confusion amuse rarement les correcteurs. Quant à « observation », il n’y a qu’un seul « p ». Ce détail distingue ceux qui relisent de ceux qui tapent trop vite.

Vous ne devriez jamais écrire « elle s’est permis » ou « Je me suis permis » (même lorsque vous êtes une femme).

On l’entend souvent, mais écrire « elle s’est permise » ou « je me suis permise », c’est une faute. La règle, proche de celle du participe passé avec « succédé », veut que « permis » ne s’accorde pas ici. La subtilité a de quoi agacer, mais elle existe, et on l’applique pour éviter les mauvais points.

Les terminaisons des verbes du troisième groupe, n’est pas (si) compliquée.

Écrire « il résout » ou hésiter entre « peint » et « peins », ça fait douter les plus aguerris. On croise des « vous vendez » écrits de façon improbable, et ça écorche l’œil. Ce genre d’erreur fait grimacer n’importe quel professeur de français. S’en sortir demande un brin de rigueur, ou au moins un Bescherelle à portée de main.

Alors, prêt à affronter la prochaine dictée avec de nouveaux réflexes ? Rien ne vaut l’instant où une faute évitée donne l’impression de remporter une petite victoire sur la langue française. Détail par détail, on finit par écrire juste, et c’est tout sauf anodin.

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