Le parcours d’un non-résident qui souhaite financer un projet depuis le Sénégal ressemble parfois à une opération commando : informations fragmentées, conditions mouvantes, interlocuteurs distants. Pourtant, des solutions solides existent pour bâtir son projet immobilier à distance, à condition de connaître les circuits et les exigences des banques françaises.
Sociétés bancaires
En matière de crédit immobilier, certaines banques françaises jouent le jeu avec les expatriés et non-résidents. Voici celles qui, entre 2020 et 2021, ont accepté d’accompagner nos clients :
- Prêteurs agricoles
- BNP Paribas
- Crédit Lyonnais
- Le BRED
- Caisse d’Épargne (pour les contrats français uniquement)
- Crédit Mutuel
- La Postale-Bank
- Société Générale
Cas particuliers
Pour les Français établis au Liban, en Israël, en Irak, au Maroc, en Tunisie ou en Algérie, les critères se corsent. Un contrat français devient indispensable pour toute demande de prêt. Autre contrainte : la contribution financière doit généralement transiter par la France, car les transferts de fonds entre ces pays et la France posent problème pour les banques, qui peinent à les tracer. Sans ces garde-fous, décrocher un crédit immobilier depuis l’étranger relève de la gageure.
À noter également : les banques en ligne comme Boursorama, ING Direct ou Hello Bank ferment la porte aux non-résidents, quels que soient les profils ou les montages.
Conditions de taux pour les non-résidents
En 2020 et début 2021, les taux proposés à nos clients non-résidents varient globalement entre 1,2 % et 1,7 % hors assurance pour des prêts sur 20 ans. Plusieurs critères entrent en jeu pour obtenir les conditions les plus attractives.
Le statut de non-résident complique la donne. Les pièces justificatives exigées sont parfois difficiles à fournir, surtout lorsque l’employeur est étranger : bulletins de paie non standardisés, attestations succinctes… En cas de défaut de paiement, la banque doit envisager une procédure à l’international, une démarche souvent laborieuse et incertaine. Résultat : les taux d’intérêt grimpent pour compenser ce risque supplémentaire.
Contreparties demandées
Pour sécuriser leurs financements, les banques françaises imposent parfois des contreparties aux emprunteurs non-résidents. Les plus fréquentes sont les suivantes :
- Ouverture d’un compte courant, d’un livret d’épargne ou souscription à une assurance emprunteur dans l’établissement prêteur.
- Apport : la moyenne s’établit autour de 30 %, mais selon le profil, l’exigence peut osciller entre 20 % et 40 % du montant du prêt.
- Déplacement en France pour un rendez-vous physique (notamment demandé par la Caisse d’Épargne).
Toutes les banques n’imposent pas ces conditions de manière systématique. Si les exigences d’assurance emprunteur semblent excessives, il est possible de négocier le taux ou de recourir à la délégation d’assurance, en passant par un courtier par exemple. Cette démarche peut permettre de réaliser des économies substantielles sur le coût global du crédit.
Assurance et apport personnel
Côté assurance de prêt, le marché propose aux non-résidents des taux compétitifs. Un bon niveau se situe sous les 0,15 %, entre 0,15 % et 0,20 % on reste dans l’avantage, et jusqu’à 0,30 % le taux reste correct. Au-delà, les conditions deviennent moins attractives.
Pour l’apport personnel, la fourchette réclamée par les banques s’étend généralement entre 20 et 30 % du prix du bien. L’exigence varie selon le dossier. Un salarié sous contrat de détachement français ou employé par une grande multinationale bénéficiera parfois d’une demande d’apport plus souple.
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Nous ne faisons pas de courtage. Pour organiser votre financement, nous vous mettons en relation avec des banques et des courtiers spécialisés dans l’accompagnement des expatriés.
Le financement d’un projet immobilier depuis le Sénégal n’est pas réservé à une poignée d’initiés. Avec une stratégie précise, un dossier solide et les bons partenaires, chaque étape s’enchaîne. À l’arrivée, la porte de la propriété s’entrouvre, même à des milliers de kilomètres du bien convoité.


